frappe israélienne avant fin 2008 ?
Selon des sources
émanant du ministère américain de la Défense, il existe une «forte probabilité» qu’Israël lance une attaque contre la République iranienne avant la
fin de l’année 2008.
Un membre du Pentagone a notamment confié à la chaîne d’informations ABC News que l’appareil sécuritaire
américain est particulièrement préoccupé par «les conséquences gigantesques» qu’une telle opération
pourrait avoir, à l’échelle mondiale, tant sur le plan économique que militaire.
Il a ensuite énuméré les «deux lignes rouges» que l’État hébreu ne peut laisser le régime des mollahs franchir sans réagir : la première a
trait à la poursuite de l’enrichissement d’uranium du réacteur Natantz, la seconde concerne l’acquisition, par la République islamique, du système aérien de défense russe SA-20, dont
l’installation pourrait compromettre l’efficacité, et la «précision chirurgicale», d’une frappe de
l’armée de l’air israélienne.
Selon d’autres informations, reprises dans les
médias américains et israéliens, Israël a l’intention d’agir «avant le départ de George W. Bush de la Maison
Blanche», car son successeur pourrait se montrer moins favorable à une intervention de ce type et s'en tenir à une approche diplomatique qui permettrait au président Mahmoud Ahmadinejad de "gagner du temps".
Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la Révolution, a pour sa part réitéré ses mises en garde et souligné que «l’entité sioniste se trouve à portée des missiles iraniens», avant d’ajouter que «le régime israélien» n’est déjà plus en mesure d’affronter «la force et
l’habileté des combattants d’Allah».
Le chef des Gardiens de la Révolution, quant à
lui, n'a pas hésité à menacer d'utiliser l'arme du pétrole en cas d'attaque contre les sites nucléaires iraniens. « Lorsqu'un pays est attaqué, il est naturel qu'il ait recours à toutes ses capacités contre l'ennemi et notre contrôle du Golfe persique et du Détroit d'Ormuz en
font clairement partie », a déclaré le général Mohammad Ali Jafari. Il a ajouté qu'un éventuel conflit armé ferait monter les prix du
pétrole, ce qui dissuaderait, selon lui, les ennemis d'attaquer le pays.
Il est à remarquer que l’Iran est le second pays
producteur de l’Opep. De même, 40% du pétrole mondial transite par le Détroit d’Ormuz. C’est la première fois qu’un haut responsable militaire iranien menace aussi clairement d’utiliser l’arme du
pétrole. Ce qui signifie que les dirigeants iraniens prennent au sérieux les menaces israéliennes contre les installations nucléaires du pays.
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